questions fréquentes

Question: Parlez-nous de votre troisième roman, El hombre de El Cairo (L´homme du Caire)

Réponse: L'homme du Caire, le deuxième roman de la série dédiée à l'inspectrice hollandaise Cristina Molen, se passe à Amsterdam et au Caire. Son intrigue s'articule autour de deux thèmes : le trafic illégal d'armes et la menace du radicalisme islamique. Comme dans Le dernier client, le roman précédent de la série, L'homme du Caire propose un style enlevé qui conduit le lecteur sur des chemins exotiques parsemés d'action et de suspense.

Question: Pourquoi avez-vous choisi une femme, l'inspectrice Cristina Molen, comme personnage central de votre série policière?

Réponse: Mon intention était de créer une série qui, sans s'écarter des canons du genre, s´éloigne des clichés qui caractérisent le roman noir (policier de sexe masculin, asocial, fumeur et alcoolique)

Question: Pourquoi Amsterdam?

Réponse: Amsterdam est un cadre idéal pour un roman policier. En plus d'être l'une des plus belles villes d'Europe, l'omniprésence de l'eau qui accompagne le visiteur rappelle, par ses multiples reflets, que les apparences sont parfois trompeuses. Tromperie et non-dits sont au coeur de l'intrigue des deux romans de la série, Le dernier client et L´homme du Caire.

Question: L'homme du Caire est une continuation de Le dernier client, ou s´agit-il de romans indépendants?

Réponse: Les deux romans sont écrits pour être lus indépendamment, mais gardent certains éléments en commun. À mon avis, L´homme du Caire apporte de la  profondeur aux personnages et davantage de complexité à l'intrigue.

Question: L'homme du Caire est aussi le titre d'un film américain, The man from Cairo. A-t-il constitué une source d´inspiration de votre roman?

Réponse: Tourné en 1953, The man from Cairo compte dans sa distribution George Raft, l'un des acteurs préférés de l'inspectrice Molen. Bien que mon roman partage le titre avec ce film, il n´existe pas d´autres liens entre les deux œuvres.

Question: Comme dans Le dernier client, on trouve dans L´homme du Caire des citations de nombreux films. Êtes-vous aussi cinéphile que l´inspectrice Molen?

Réponse: Oui, mais l'inspectrice Molen en sait plus sur le cinéma que moi. Comme de nombreux cinéphiles, Cristina Molen trouve des parallèles fréquents entre sa «réalité» et la fiction du cinéma.

Question: Donnez-nous le nom d´un de vos films préférés.

Réponse: Le troisième homme, de Carol Reed. C'est un film qui a beaucoup d´atouts: le décor de la Vienne d'après-guerre, la lumière expressionniste, le regard triste d'Alida Valli, et ce qui est pour moi le meilleur final de l'histoire du cinéma. Le troisième homme est également l'un des films préférés de l'inspectrice Molen.

Question: L'intrigue dans Le dernier client offrait des tonalités sombres aux accents  de désespoir.  L'homme du Caire est-il écrit dans le même esprit ?

Réponse: Tout roman policier offre un regard sombre, précisément parce que le genre noir ouvre une porte sur la misère et le désespoir des êtres humains. Pourtant, je pense que les deux romans de la série, Le dernier client et L'Homme du Caire, offrent quelques notes d'optimisme, et ses personnages ne sont jamais entièrement résignés au désespoir.

Question: Comment évolue l´inspectrice Cristina Molen au long des deux romans de la série?

Réponse: Dans le deuxième roman de la série, l'inspectrice Molen continue à montrer son indépendance et sa personnalité solitaire et têtue. Dans L'Homme du Caire, cependant, ses contradictions s´accentuent et Cristina Molen devra faire face à certaines questions occultées pendant longtemps, en particulier la contradiction entre le désir d'être mère et la peur de s'engager dans une relation stable.

Question: Avez-vous visité tous les endroits décrits dans L'Homme du Caire?

Réponse: J´ai visité une bonne partie de ces lieux, mais beaucoup d´entre eux ont été adaptés par mon imagination ou modifié pour les besoins de la narration. Mon but n'était pas d'écrire une guide de voyage, mais de rendre l'histoire crédible et faire en sorte que le lecteur oublie qu´il est en train de lire.

Question: Un grand nombre d'auteurs de romans policiers, qu'ils soient espagnols ou étrangers, font preuve d'un certain conformisme littéraire. Offrez-vous quelque chose de différent?

Réponse: Les lecteurs sont mieux placés que moi pour répondre à cette question. Tout ce que je peux dire, c'est que mes deux romans policiers ont deux objectifs: fournir une histoire avec beaucoup d'intrigues et de suspense, et ouvrir une porte sur l'univers intime des personnages pour permettre au lecteur d'y voir le reflet de la condition humaine ... de sa propre condition.

Question: Quelles sont les principales questions abordées par L´homme du Caire?

Réponse: Les deux romans de la série dédiée à l´inspectrice Molen ont été écrit dans un style enlevé et badin, mais je pense qu'ils permettent également une lecture plus profonde. Les principales questions sous-jacentes sont le manque de communication et la poursuite du bonheur. Comme tous les êtres humains, mes personnages se retrouvent parfois perdus dans le monde.  

Question: Quelques uns de vos personnages sont-ils inspirés de la réalité?

Réponse: Le chien de l'inspectrice Molen est inspiré de Stitch, mon Golden Retriever. Néanmoins, mon chien préfère la musique de Mozart à celle de Beethoven.

Question: L´homme du Caire est votre troisième roman. Le genre littéraire de votre premier livre était le roman historique. Avez-vous opéré une transition définitive au genre noir ?

Réponse: Dans la vie, et encore moins dans la littérature, rien n'est jamais définitif. Je reconnais, cependant, que je m'amuse beaucoup en écrivant des romans policiers. En plus du plaisir de structurer une intrigue capable de surprendre le lecteur, le roman policier permet d´explorer les horizons de l'âme humaine, ses grandeurs et ses misères qui taraudent chacun d'entre nous. Il me semble que la priorité de l´écrivain doit être d'inventer de bonnes histoires et de les raconter de telle sorte que le lecteur oublie qu'il a un livre entre les mains.

Question: Que faites-vous dans la vie, en plus d'écrire des romans?

Réponse: J'aime passer du temps avec mes amis et ma famille, faire du ski, me promener avec mon chien et jouer au tennis. Et, bien sûr, lire tout ce qui me tombe entre les mains.

Question: Quels auteurs vous ont influencé? Quels sont vos œuvres préférées?

Réponse: Il est impossible de faire une liste exhaustive, mais j´y compterais sans doute García Márquez, Thomas Mann et Saint-Exupéry. Dans le style policier, mes auteurs favoris sont Jean-Claude Izzo et Lawrence Block.

Question: Pensez-vous déjà à un troisième roman avec l'inspectrice Molen?

Réponse: Je suis en train de l´écrire. J'envisage de le finir dans le courant de l'année 2011.